Derek ouvrit la bouche, puis la referma.
Il tenta une dernière manœuvre, d’un ton plus incisif. « Alors elle va débarquer comme une fleur et prendre le pouvoir juste parce qu’elle est riche ? »
J’ai croisé son regard. « Non », ai-je dit. « Je vais réparer ce que tu as cassé parce que j’en suis responsable. »
Il a ricané, désespéré. « C’est une démonstration de force. »
Marianne y mit fin. « Derek, tu ne parleras plus au nom de l’entreprise. »
La sécurité ne l’a pas escorté dehors en grande pompe. Pas de cris, pas de mise en scène. Juste un retrait d’accès discret, les clés récupérées, l’ordinateur portable remis – le contrôle rendu à des personnes qui savaient faire la différence entre rapidité et stabilité.
Après la réunion, Caleb s’est approché de moi, à voix basse. « Tu possédais vraiment 90 % des parts depuis le début ? »
« Oui », ai-je répondu.
Il secoua lentement la tête, mi-étonnement, mi-soulagé. « Alors pourquoi n’en as-tu parlé à personne ? »
« Je voulais voir qui avait agi avec intégrité sans le savoir », ai-je dit. « Maintenant, nous le savons. »
Alors que je sortais de la salle de réunion A, Marianne m’a rattrapée. « Tu avais dit que ce serait amusant », a-t-elle murmuré.
Je me suis permis un petit sourire. « Pas amusant », ai-je corrigé. « Juste… inévitable. »
Dehors, l’usine fonctionnait encore. Les contrats étaient encore sauvables. Les dégâts étaient réels, mais pas irréversibles.
Et Derek Vaughn, qui avait brandi le mot « incompétent » comme une arme, venait de découvrir à quoi ressemble l’incompétence lorsqu’elle est mal placée.
LA FIN
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