Mon père portait mon peignoir lorsqu’il m’a ordonné de quitter ma chambre.
Il se tenait au milieu de la suite parentale avec l’assurance décontractée de quelqu’un qui pensait qu’occuper un lieu suffisamment longtemps lui en faisait propriété. Mon peignoir de soie, ouvert sur la poitrine, pendait nonchalamment sur ses larges épaules. D’une main, il tenait mon verre de scotch en cristal, et de l’autre, il caressait ma couette du bout des doigts comme s’il examinait une suite d’hôtel.
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